Témoignage sur la guerre d'Algérie

jeudi, 05 novembre 2015

Le mardi 29 septembre, nous avons eu la chance grâce à notre professeur M. Simon et à notre camarade Alexan de Malaret de pouvoir écouter et interviewer Monsieur Michel de Malaret, ancien combattant de la guerre d’Algérie pendant 26 mois.

 

Il nous a expliqué qu’il a commencé son service militaire à Hyères dans le Var à l’âge de 19ans, en juin 1960. Il se préparait pour l’Algérie : entraînements difficiles, connaissance des armes et de l’Arabe. C’est en 1961 qu’il arrive à Alger et qu’il est  transféré vers le sud entre Laghouat et Ghardaïa. Il nous a ensuite raconté que les conditions de vie étaient très difficiles : des hivers très froids, des étés très chauds, les reliefs montagneux, les embuscades de nuit, les grandes opérations où plus de 1500 soldats étaient mobilisés pour déloger les forces du FLN, tout cela avec l’aide des hélicoptères de la légion.

 

Ensuite, il a répondu à nos questions, exemple : Avez-vous des traumatismes aujourd’hui ? , Participez-vous à des commémorations de cette mémoire ? , Comment avez-vous vécu votre retour à la vie active ?, … .

 

Il nous a répondu clairement qu’il ne participait pas à des commémorations car dans un premier temps il n’en ressent pas le besoin et de plus les commémorations pour la Guerre d’Algérie sont très rares même inexistantes. Bien entendu, il nous a évoqué les exemples de traumatismes qu’il a encore aujourd’hui 53 ans après la fin de son service : peur de l’odeur du sang (accidents) dû aux explosions de bombes et la disparition de camarades chers, la perte du sommeil car les soldats avaient pris l’habitude de dormir sur « une oreille » en cas d’attaque. Contrairement à ce que l’on peut penser, l’Etat Français n’est pas assez reconnaissant de ce qu’il a fait pour la France par rapport aux avantages qu’ont aujourd’hui les soldats restants et leur famille de la Seconde Guerre Mondiale. Il profite seulement de 300€ tous les 6 mois et des avantages sur les voyages en train. Ce n’est qu’en 1996 qu’il a reçu  un papier de l’état le remerciant d’avoir été un bon soldat. Plus que 30 ans après la guerre ! Ce n’est que sous la présidence de Jacques Chirac que la Guerre d’Algérie et les soldats ont été reconnus.

 

Les classes de Terminale L et de Terminale ES  remercions Monsieur de Malaret de nous avoir accordé de son temps personnel pour livrer sa mémoire importante pour nous, les futures générations qui nous l’espérons, seront à leur tour eux aussi porteur de mémoire. L’émotion fut intense que ce soit pour lui ou pour nous les élèves.

 

Euxane DESDEVISES et Léa GERMAIN, Terminale L

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